Grande collecte 14 - 18

Contributions de particuliers à la mémoire de la Première Guerre mondiale

En novembre 2013, une soixantaine d’institutions patrimoniales, dont les Archives départementales de Saône-et-Loire ont participé à «La Grande Collecte» de documents personnels sur la Première Guerre mondiale, organisée à l’initiative des Archives de France, de la Bibliothèque nationale de France, de la Mission du centenaire et d'Europeana 1914-1918.

Cet appel, lancé au public afin de valoriser les archives privées de cette époque et de partager ce trésor de mémoire, notamment par une mise en ligne des documents prêtés ou donnés, a connu un vif succès. Que tous les participants soient ici vivement remerciés.
C'est le résultat de cette opération qui est présenté dans cette rubrique.

Une sélection de documents de chaque contributeur est également consultable sur les sites www.europeana14-18.eu et www.lagrandecollecte.fr  

Nous vous invitons également à découvrir un autre exemple de partage et de valorisation de la mémoire locale sur la Première Guerre mondiale à travers l'initiative d'une publication et d'une transcription collaborative du carnet de guerre de Jean Marin, soldat de Saône-et-Loire. 
 

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Duthel, Pétrus

Pétrus écrit à son épouse d'Ernecourt le 16 février 1915. Il vient d'arriver, après avoir passé 16 heures dans un wagon à bestiaux. Les conditions de transport ont été déplorables, aussi, à l'arrivée il s'est reposé dans la paille, malgré le froid. Il a neigé la veille, les soldats sont de corvée de nettoyage, ils piétinent dans la boue. Il estime que la distance qui le sépare des Boches est la même que lorsqu'il était à Belfort "on entend le canon mais pas les fusils". Il ne sait pas encore de quel secteur il fait partie, toutefois, à la fin de sa lettre il indique son ancienne adresse à Belfort car pense que le courrier suivra.

Duthel, Pétrus

Lettre de Pétrus Duthel à son épouse du 14 février 1915. Il lui annonce qu'il va enfin partir en première ligne, il ne sait exactement où, ce dont il est sûr c'est "pour aller rendre visite aux boches". Il termine sa lettre en lui disant qu'il est en bonne santé et qu'il lui donnera de ses nouvelles dès qu'il le pourra.

Duthel, Pétrus

Lettre de Pétrus Duthel à son épouse du 6 mars 1915. Il a reçu sa lettre avec un mandat de dix francs, jusqu'à présent, il n'avait pas eu le temps de la remercier. Le jour, il part et ne rentre qu'à la nuit or, en l'absence d'un bon éclairage, il est difficile de rédiger son courrier. Il écrit "au sont du canon et au sifflement des bals". Loin d'être à l'abri, il raconte qu'un de ses camarades a été blessé d'un éclat d'obus sur la main, qu'un autre en a reçu plusieurs qui n'ont fait qu'entamer la peau. Il relativise "cela n'est rien". Il a des nouvelles d'autres soldats, il sait que Claudius est à l'hôpital, lieu préférable aux tranchées. Avant de terminer son courrier, il rassure son épouse sur des choses plus matérielles : il a encore des chaussettes. Pour finir, il embrasse son épouse.


Duthel, Pétrus

Lettre de Pétrus Duthel à son épouse du 10 mars 1915. Il lui confirme qu'il a bien reçu son mandat. Il ne se trouve plus en première ligne "je suis revenu en repos", il est à Domrémy à présent. Il est plus en sécurité mais se dit "embété du matin au soir" car fait des exercices. Les conditions climatiques ne sont pas bonnes, la veille "il a papillonné de neige tous le jour", aussi pour se réchauffer, les soldats sont sortis faire une marche malgré la bise. Alors que les températures se sont radoucies, il s'apprête à nouveau à effectuer une marche. Il continue de recevoir des nouvelles d'Ema et Claude et profite de sa missive pour les partager avec sa femme. Après avoir achevé sa lettre en l'embrassant comme d'habitude ainsi que sa petite fille, en haut à gauche, il griffonne quelques mots concernant probablement une de leurs bêtes qu'il suppose avoir été empoisonnée. Il lui demande d'être vigilante.

Duthel, Pétrus

Lettre de Pétrus Duthel à son épouse du 12 mars 1915. Il se dépêche de lui écrire car une revue d'armes est prévue sous peu puis il enchaîne avec des exercices. Il la remercie pour l'envoi d'un mandat puis s'étonne qu'elle n'ai pas reçu ses courriers. Avec l'argent il va pouvoir se procurer des œufs bien qu'ils coûtent cher (3 sous pièces) et du lait. Il peut se faire son café au lait. Il termine son courrier en lui conseillant de "faire planté la moitier du jardin en pommes de terre". Alors qu'il est loin de chez lui, au front, il se soucie de savoir si elle a commencé de semé. Malgré l'éloignement, malgré les circonstances, la venue des beaux jours signifie, pour lui, la reprise des travaux de jardinage. Il souhaite qu'elle s'occupe du jardin pour récolter par la suite de quoi satisfaire ses besoins. Conscient que seule, elle ne pourra parvenir à tout faire il lui suggère de se faire aider, il écrit "tu feras ce que tu poura".

Duthel, Pétrus

Lettre de Pétrus Duthel à son épouse du 17 mars 1915. Il est toujours à Domrémy, au repos. L'endroit serait plaisant s'il n'était pas obligé de faire des exercices dans un terrain si gras qu'il "enfonse jusqu'aux chevilles". Il indique qu'une "revue par le général"doit avoir lieu et s'amuse de la consigne donnée "il faut que sa brille" et montre à quel point il y porte peu d'importance en ajoutant "alors moi je me més a écrire". Les beaux jours sont là, il pourrait se réjouir du retour du printemps, mais, bien au contraire, il est inquiet, après 8 jours de repos, il va falloir retourner dans les tranchées. Il devient sérieux, il évoque un "certain ka" où il lui arriverait quelque chose. Il lui recommande alors de demander de ses nouvelles à son camarade d'armes, Joany Marin.


Duthel, Pétrus

Lettre de Pétrus Duthel à son épouse du 2 mars 1915. Il se plaint de ne pas avoir beaucoup de courrier, de plus la rumeur court que les soldats vont être privés de correspondance pendant un mois. Ses tâches son répétitives, il creuse des tranchées, et ce, par tous les temps. Les conditions de vie son difficiles, une fois mouillé, il lui est impossible de se sécher. Allumer un feu est trop risqué, l'ennemi pourrait alors leur envoyer "une marmite". Comme il n'est pas sorti du cantonnement, le jour où il écrit, il en a profité pour "faire les courses". Il signale à sa femme par cette réflexion "il faut que je te dise que je ne deviens pas riche" que ses finances sont au plus bas. Dans l'immédiat, l'absence de courrier n'est pas trop inquiétante, il s'est réapprovisionné, il peut attendre mais il espère bien qu'elle lui enverra un mandat dès que les lettres pourront à nouveau lui parvenir.

Duthel, Pétrus

Lettre de Pétrus Duthel à son épouse du 6 novembre 1914. Il est avec deux camarades, Briday et Marin, "en train de boire". Il se remet de sa longue marche tout doucement, le moral est meilleur. Il cherche à rassurer sa femme, il est en bonne santé et si sa lettre est brève, c'est parce qu'il lui a écrit "un journal" la veille. Il continue de correspondre avec sa famille et Claudius.

Dutacq, Raoul

Raoul DUTACQ est né le 5 novembre 1886 à Paris dans le 14e arrondissement (matricule militaire 2405, cl. 1906, 3e bureau de la Seine). Il habitait à Malakoff avec sa femme Yvonne et sa fille Germaine, née en février 1912. Mobilisé en août 1914, il fait partie du 1er groupe de chasseurs cyclistes, 26e bataillon de chasseurs à pied, au sein du 89e RI affecté à la 1ere division de cavalerie. Dans un petit carnet noir qui le suit pendant les campagnes jusqu'en août 1915, et qu'il a intitulé "1914, année mémorable", il tient son journal de guerre. Blessé le 23 juin 1916 au bras droit, il passe plusieurs mois à l'hôpital. En juillet, une photographie le montre, au milieu d'autres soldats en convalescence, avec sa femme et sa fille qui sont venues lui rendre visite. De cette blessure, il a conservé une invalidité à 30 %. Après la guerre, Raoul DUTACQ a été commerçant en grains puis a repris son métier de menuisier. Il est décédé en 1949.


Dutacq, Raoul

Photographies de Raoul DUTACQ en militaire avec ses camarades de troupe. Né le 5 novembre 1886 à Paris dans le 14e arrondissement (matricule militaire 2405, cl. 1906, 3e bureau de la Seine), il habitait à Malakoff avec sa femme Yvonne et sa fille Germaine, née en février 1912. Mobilisé en août 1914, il fait partie du 1er groupe de chasseurs cyclistes, 26e bataillon de chasseurs à pied, au sein du 89e RI affecté à la 1ere division de cavalerie. Après la guerre, Raoul DUTACQ a été commerçant en grains puis a repris son métier de menuisier. Il est décédé en 1949.

Dutacq, Raoul

Photographie de Raoul Dutacq convalescent à l'extérieur d'un hôpital où il passe plusieurs mois (1er à partir de la droite), avec 5 autres soldats blessés, 2 infirmières. La femme et la fille de Raoul Dutacq l'ont rejoint après sa blessure au bras droit en juin 1916. La photographie est signée au dos et datée du 24 juillet 1916. Elle n'est pas localisée.

Dutacq, Raoul

Citation à l'ordre du jour du sergent Raoul Dutacq, n°matricule 2405 avec pour motif : "Chef de patrouille, hardi et adroit, s'est signalé à maintes reprises dans le dévouement et l'activité avec lesquels il a dirigé dans des conditions souvent périlleuses l'exécution des travaux aux tranchées".


Dutacq, Raoul

Photographie de groupe avec ses camarades de troupe.

Dutacq, Raoul

Photographie de Raoul Dutacq avec un groupe de soldat d'une femme et d'un enfant non identifiés.

Dutacq, Raoul

Photographie de Raoul Dutacq. Au verso il signale qu'il a quitté la cavalerie le 12 mars 1916 et signe "tranchée de Bréthencourt CI directeur des travaux du secteur".


Dutacq, Raoul

Carte postale sanitaire adressée à sa femme le 25 juin 1916 et bulletin de santé de Raoul Dutacq, évacué du secteur pour une plaie du bras droit et dirigé sur un hôpital du territoire.

Dutacq, Raoul

Photographie d'une scène de théâtre improvisée, au front ; aux murs des caricatures ("Totor") et un titre "La cabane bambou" ; sur scène un militaire déguisée en femme et maquillé ; au fonds, d'autres soldats en tenue, autour d'une table. La photographie n'est ni datée ni localisée. La Cabane Bambou fait allusion à une chanson composée par Paul Marinier en 1899 et créée par Mayol en 1900 : "A la cabane Bambou".

Dutacq, Raoul

Photographie prise sur la scène de théâtre improvisée, au front de la troupe du théatre "la cabane bambou" entourée de soldats.


Dailly, Antonine / Genestoux, Jean Joseph

Lettre de Jean Joseph GENESTOUX à Antonine DAILLY rédigée depuis le couvent de la Providence à Dijon (Côte d’Or), 1915. Pendant la guerre, Antonine DAILLY, domiciliée à Crêches-sur-Saône a correspondu avec Jean Joseph GENESTOUX, matricule 832 de la classe 1916 bureau de Mâcon, un ami et voisin dont l’humour et le goût des jeunes femmes se ressentent facilement à la lecture de ses missives.

Dailly, Antonine / Genestoux, Jean Joseph

Carte postale de Jean Genestoux adressée à Antonine Dailly à Saint-Clément-les-Mâcon, sur la cause de tout.

Dailly, Antonine / Genestoux, Jean Joseph

Paroles du chant "le fiancé de Madeleine".


Dailly, Antonine / Genestoux, Jean Joseph

Carte postale représentant le chemin de l'amour et les sentiers des amoureux.

Dailly, Antonine / Genestoux, Jean Joseph

Carte postale représentant un couple portant du gui pour la bonne année.

Dailly, Antonine / Genestoux, Jean Joseph

Carte postale représentant un couple s'embrassant avec en inscription "Ton amour me soutient, crois bien en sa puissance, près de toi, mon trésor, je vibre d'espérance".


Dailly, Antonine / Genestoux, Jean Joseph

Carte postale représentant un couple s'embrassant avec en inscription "de coeur avec toi".

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