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Grande collecte 14 - 18

Contributions de particuliers à la mémoire de la Première Guerre mondiale

En novembre 2013, une soixantaine d’institutions patrimoniales, dont les Archives départementales de Saône-et-Loire ont participé à «La Grande Collecte» de documents personnels sur la Première Guerre mondiale, organisée à l’initiative des Archives de France, de la Bibliothèque nationale de France, de la Mission du centenaire et d'Europeana 1914-1918.

Cet appel, lancé au public afin de valoriser les archives privées de cette époque et de partager ce trésor de mémoire, notamment par une mise en ligne des documents prêtés ou donnés, a connu un vif succès. Que tous les participants soient ici vivement remerciés.
C'est le résultat de cette opération qui est présenté dans cette rubrique.

Une sélection de documents de chaque contributeur est également consultable sur le site www.europeana14-18.eu 

Nous vous invitons également à découvrir un autre exemple de partage et de valorisation de la mémoire locale sur la Première Guerre mondiale à travers l'initiative d'une publication et d'une transcription collaborative du carnet de guerre de Jean Marin, soldat de Saône-et-Loire. 
 

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Perrin, Pierre

Affiche programme de la fête sportive du 27ème régiment d'infanterie le 17 novembre 1916.

Brochot, Jean-Louis

Carte postale Poilu's Park, lieu de divertissement des poilus.

Brochot, Jean-Louis

Carte postale "Poilus's Park" ou les soldats sont réunis en attendant le concert.


Brochot, Jean-Louis

Carte postale "Poilu's Park" ou l'on peut voir les soldats se divertir.

Brochot, Jean-Louis

Carte postale "Poilu's Park" illustrant le théâtre poilus ou des personnages sont déguisés et jouent autour du public. Au verso de la carte postale, Jean-Louis BROCHOT évoque les moments de divertissement, la confection d'une bague pour son épouse (16 septembre 1915).

Duthel, Pétrus

Diplôme de Maître-greffeur décerné par la Chaire d'agriculture du Rhône à Pétrus Duthel le premier juin 1896. Ce dernier a suivi régulièrement les cours dispensés par l'école de greffage de Beaujeu. Il est jugé apte à greffer la vigne après avoir réussi les épreuves de l'examen. Petrus Duthel,né en 1880, a tenu un café et greffait les vignes à Quincié (Rhône) dans le Beaujolais.


Dutacq, Raoul

Photographie d'une scène de théâtre improvisée, au front ; aux murs des caricatures ("Totor") et un titre "La cabane bambou" ; sur scène un militaire déguisée en femme et maquillé ; au fonds, d'autres soldats en tenue, autour d'une table. La photographie n'est ni datée ni localisée. La Cabane Bambou fait allusion à une chanson composée par Paul Marinier en 1899 et créée par Mayol en 1900 : "A la cabane Bambou".

Dutacq, Raoul

Photographie prise sur la scène de théâtre improvisée, au front de la troupe du théatre "la cabane bambou" entourée de soldats.

Vigouroux, Jules Joseph

Lettre est datée du trois septembre 1916. Jules Vigouroux, soldat du 288e d'infanterie, vient d’être rapatrié du front sur un hôpital de campagne à Revigny suite à une blessure, il écrit à sa femme Louise :« je ne suis pas blessé grave, ne vous faites pas de peine pour ça au contraire, au moins je suis sorti de la fournaise car ça chauffait, ce qui m’ennuie le plus c’est que je n’aurai plus de vos nouvelles pendant quelques jours, avec ce changement, cela retarde les correspondances… ». Il meurt des suites de sa blessure le 18 septembre 1916.
Ce grand-oncle du contributeur est né le 20 avril 1878 à Saint Bérain (Haute-Loire) ; classe 1898, matricule 999 du bureau du Puy-en-Velay. Il est le frère d'Auguste et Félix. Sa veuve épousera en seconde noces Auguste.
Carte postale légendée "Revigny. Les baraquements. La musique... donnant un concert". Des soldats et des infirmiers sont attroupés devant des constructions en bois appelées "baraquements" pour assister à une représentation donnée par des soldats-musiciens. L'orchestre est peu distinct, toutefois on distingue des musiciens assis sur des bancs et d'autres, debout, avec leurs partitions.


Durand, François Joanny

Récit de Jacqueline Chevenet, née Durand, sur son grand-père paternel François Joanny Durand, né le 6 avril 1881 à Savigny-sur-Grosne (Saône-et-Loire). Régisseur de domaines, il a été à l’école d’agriculture de Fontaines (Saône-et-Loire). La famille a d’ailleurs gardé ses cahiers de l’époque. Il a ensuite voyagé, est allé dans l’ouest de la France, en Anjou pour régir des domaines viticoles, dans le Maine-et-Loire, à Magnas près de Florence. Il est recensé au bureau militaire de Chalon-sur-Saône, classe 1901, matricule 612. Lors de la mobilisation, il est sergent et incorpore le 44ème régiment d’infanterie puis passe au 60ème régiment d’infanterie le 30 janvier 1915. Il est vaguemestre de juillet 1915 à juillet 1917. Il est blessé et fait prisonnier le 9 septembre 1917 lors d’une attaque à la Cote 344 à Verdun et sera cité le 22 juillet 1919. Il est emprisonné dans le camp de Giessen (Allemagne). Il tient un journal de juin 1917 à 1918 dans lequel il relate les combats précédents son arrestation, puis son arrivée et la vie dans le camp de prisonniers. Il écrit à sa femme, Marguerite et à son fils Wilfrid. Le grand-père de la contributrice ne lui a jamais parlé de la guerre. Seule trace visible, la médaille encadrée sur le mur de la grande pièce de la maison d’Ougy. François Joanny Durand décède en 1955. Son fils Wilfrid (28 décembre 1909-2005) a conservé et annoté de nombreux documents et journaux puis les a transmis à sa fille, Jacqueline Chevenet.
Wilfrid Marius Durand était instituteur notamment à Clermain. Les Archives départementales de Saône-et-Loire conservent son dossier de carrière ainsi qu’une revue scolaire « La Pie qui jase » qu’il confectionnait selon la méthode Freinet avec ses élèves (décembre 1938 - mars 1947). Un des petits-fils de la contributrice a emmené, lorsqu’il était en classe de 3ème, le journal écrit par son arrière grand-père pour le montrer à ses camarades et en lire quelques passages.

Journal tenu en 1917 et 1918 par François Joanny Durand, soldat français du 60ème Régiment d’Infanterie né à Savigny-sur-Grosne (Saône-et-Loire). Vaguemestre depuis 1915, il apprend en juillet 1917, alors qu’il se trouve à Saint-Brice (Marne), qu’il va perdre son emploi et redevenir sergent de section.

En août, après une permission, son régiment est envoyé à Verdun (Marne), à la cote 344, où il subit de lourds et continus bombardements. Le 6 septembre, il est chargé de faire creuser un boyau entre deux tranchées. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, pris par surprise, il est capturé par des soldats allemands. Evacué sous les tirs d’artillerie française, il subit plusieurs interrogatoires dans des camps situés en Meuse. Le 12 septembre, très affaibli, il écrit pour la première fois depuis sa capture à sa femme, lui demandant notamment l’envoi de colis. Le 30 septembre, il part en train pour le camp de prisonnier de Giessen (Allemagne), en Hesse. Passant par la vallée du Rhin, il est attentif au vignoble. Il décrit un quotidien monotone, son alimentation, les rares divertissements (messe, lecture, conférences faites par des prisonniers, concert par l’orchestre du camp). A l’occasion d’un enterrement, il remarque la présence d’un monument aux soldats français au cimetière de Giessen (Allemagne). Il reçoit des vaccins contre plusieurs maladies (typhoïde, variole, choléra).

Le 27 novembre 1917, après trois mois de détention, il reçoit pour la première fois des nouvelles de sa famille. Il se réjouit qu’elle soit fixée sur son sort, car en tant que vaguemestre, il a souvent écrit la mention « disparu » sur le courrier envoyé aux soldats par leur famille.

Le 4 janvier 1918, il part travailler dans une ferme à proximité de Gedern (Allemagne), où il bénéficie d’une meilleure nourriture qu’au camp, mais rentre au camp quand la moisson arrive.

Fin septembre 1918, il est transféré au camp de Sprottau (Allemagne), en Silésie. Le voyage en train dure trois jours. Il passe par Berlin, où la population affamée vient réclamer des biscuits aux prisonniers en transit. Les conditions à Sprottau (Allemagne) sont plus dures, il doit faire des exercices deux fois par jour, le logement est mauvais. Il songe alors à demander à partir en commando près de la frontière autrichienne pour fuir ces conditions de vie et dans l’optique de s’évader. Il est finalement envoyé en commando à Falkenberg-Niemodlin (Allemagne), en Silésie. Il y trouve de bonnes conditions de vie, agrémentant l’ordinaire en volant des poules dont il fait disparaître les déchets en les incinérant.

Ollier, Joanny

Un groupe de skieurs à Luchon-Superbagnères (Haute-Garonne) immortalisent une excursion à 1800 m d'altitude, le 21 janvier 1939.

Bourgeon, Joseph/Bourgeon, Edmond

Carte postale en couleur de Mâcon, quai du Breuil, avant la guerre de 1914-1918.


Grollier, Henri

Ensemble de dessins croquant des scènes de la vie quotidienne au front réalisés par Henri Grollier.
Vue 1/19 : chapelle de branchages à Marbotte, «Lendemain d’attaque, sous la chapelle de branchages, l’abbé Leblanc bénit les morts descendus de la tranchée, 1er mai 1915, fait de mémoire.»
Vue 2/19 : «Un de nos aéros, poursuivi par les schrapnells lançant une fusée pour désigner l’emplacement d’une batterie boche derrière la colline, 26 mars 1915.»
Henri Grollier est né le 20 avril 1889 à Saint-Cyr-sur-Menthon (Ain), classe 1909, matricule 690 est recensé au bureau de Mâcon. Rappelé le 3 août 1914 à la 8e section de secrétaires d'Etat-Major (Etat-Major de la 30e Brigade d'Infanterie). Passé au 8e Génie (radiotélégraphiste) le 9 mai 1917.

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