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Une chronique du secrétaire de mairie, Pierre Ferrier

Affichage détaillé (Une chronique du secrétaire de mairie, Pierre Ferrier)


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Installation des hôpitaux

Organisation des services de la Mairie pour mettre en place les secours. - 03/08/1914

Installation des hôpitaux temporaires - 03/08/1914

Transcription :

la distribution des secours, au personnel enseignant des écoles publiques et libres pendant toute la durée des vacances scolaires pour le service des allocations, de la Caisse nationale et autres ; à ces auxiliaires bénévoles et empressés, adressons tous nos plus vifs remerciements. Puis quelques auxiliaires rétribués furent formés qui rivalisèrent de zèle avec le personnel fixe pour suffire à la tâche. Pendant 2 mois, les bureaux furent ouverts dimanches comme jours non fériés de 7 heures du matin à 7 heures du soir. La suppléance de la Sous-intendance fut, le 3 août, transférée à la Mairie ; elle y resta jusque fin octobre, date à laquelle elle passa entre les mains d'un officier du 39e Territorial nouvellement arrivé au Creusot.

INSTALLATION DES HÔPITAUX, INFIRMIERES VOLONTAIRES – A la date convenue, nos trois hôpitaux, hôpitaux temporaires n° 27 et 64 et hôpital auxiliaire de la Croix-Rouge s'organisèrent. Un appel à la population produisit un effet magique ; le nombre de lits offerts dépassa les besoins. Chacun s'ingénia à se rendre utile. C'est par centaines que nous avons inscrit à la Mairie les noms des femmes, des jeunes filles, dont quelques-unes avaient 16 ans, qui s'offraient spontanément et à titre gracieux comme infirmières, comme lingères pour les hôpitaux, comme cuisinières, comme femmes de peine. Et lorsque nous demandions à l'une d'elles sur quelle formation sanitaire elle désirait être dirigée, presque généralement elle répondait " sur le front " ou " près du front ".
Donner, donner, donner, telle était la devise de chacun quand on pressentait que par ailleurs les soldats allaient tant donner.

ARRIVEE DE BLESSES – Mais la guerre commençait ses ravages. Les trains allant vers le front, bondés de soldats enthousiastes, de vivres, de munitions, de matériel, se succédaient toujours ; il arrivait déjà en sens inverse de lamentables trains de blessés. Oh ! l'immense pitié qui emplissait la ville lorsque le passage d'un train de blessés était connu ou lorsque des blessés étaient dirigés sur nos hôpitaux ! La foule envahissait les abords de la



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