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FRAD071_53J6_17_0001

Transcription :


Dimanche 16 7bre


Ma petite Louise,


Bonjours rien de nouveau ici ; aucune correspondance intéressante d’aucun côté. Un
seul renseignement verbal qui vaut ce qu’il vaut : les sursitaires d’office
commencent à être avisés et rentrent cette semaine ; quant aux sursitaires
facultatifs (c’est mon cas), une enquête est nécessaire pour chacun d’eux, aussi les
décisions ne seront elles connues que tout à la fin du mois. Si ce renseignement est
exact, il faudra renoncer à vous revoir à Mazilly, comme je l’espérais tout d’abord
si la nouvelle etait arrivée le 23 ou le 24
7bre. Je ne vous
retrouverai qu’à Bourges, et après tout cela nous sera assez commode pour liquider
les questions en suspend ; mais de toute façon, ma mise en sursis entraineraît mon
voyage à Bourges quand ça ne serait que pour y prendre mes vêtements.




J’attendais pour hier soir ou ce matin ta lettre du 12 courant, indiquant le total de
la cueillette ; rien encore ; il est vrai que le courrier de ce matin n’est pas
arrivé, une correspondance a été manquée quelque part ; ce sera sans doute pour ce
soir- J’ai reçu vendredi soir ta lettre du 11 m’annonçant que vous vendangiez ce
jour-là ; n’est-ce pas un peu tôt ? tout était-il mûr ? le père Bussière ne s’est-il
pas trop pressé? A distance il me semble que si, car rien ne pressait cette année.–
Puisque Père est avec toi , veux-tu le prier d’acheter 2 brouettées de fumier que
les enfants enterreront au pied des jeunes arbres (ceux de la cour compris). Enfin
il faudrait voir s’il y lieu d’acheter 2 mc de fumier
destinés l’an prochain à la vigne et surtout au jardin ; règle cela avant de partir
avec Pépé.


Mes affectueuses embrassades à tous ; à toi mes tendresses bien vives.


Jean



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