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Transcription :


Vendredi 6 Juillet 1917.


Ma Louise,


J’ai reçu hier ta lettre du 2 courant, où j’ai lu avec plaisir que vous aviez passé
la veille une agréable journée. Cette courte détente au grand air vous permet
d’attendre plus patiemment la longue envolée vers Mazilly. Ton départ est sans doute
fixé au 13 ou au 14 juillet, suivant que tu préfèreras voyager de jour ou de nuit,
et très probablement tu passeras par St.Bonnet-de-Joux. Je ne
vois aucun inconvénient à ce que l’etabli vous suive à la campagne ; mais d’abord on
ne l’acceptera probablement pas aux bagages, et ensuite il me semble qu’il en existe
un vieux dans la vieille cave ; si je ne trompes pas, il suffirait donc d’emporter
quelques outils (rabot, ciseau)


Il se pourrait que tu trouves ta vigne un peu endommagée par le mildiou ; car un




permissionnaire qui revient de St
-Désert m’annonce que les
vignes de ces parages sont déjà fortement touchées, à la suite des orages et des
brouillards succédant aux coups de soleil. Pourtant le vieux Bussière a du prendre à
cœur de traiter à temps, cette année-ci. Enfin tu m’en diras un mot le plus tôt
possible.


Et ton logement ? est-il loué ? à quel sorte de gens ? Es-tu satisfaite ? Il vaut
mieux ne pas louer que d’accepter des gens peu sûrs.


Chez nous, il ne se passe absolument rien qui vaille d’être dit ; notre j
séjour se prolonge plus qu’on pensait, et c’est tant mieux, car on est et les
permissions vont bon train. – J’attends toujours la nouvelle de l’admissibilité de
Jeanne, ce doit-être fait aujourd’hui.


Je t’embrasse tendrement, ainsi que les enfants.


Jean



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