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Transcription :


Mercredi, 28 Février. [1917]


Ma Louise,


Rien de nouveau ici ; toujours même vie tranquille et monotone, pas désagréable
d’ailleurs par ces jours ensoleillés. L’attirance de Lyon continue à provoquer
mainte permission, et plus d’une dame vient visiter notre village dauphinois pour
l’amour des culottes bleues : cela ne déplaît pas à nos yeux…..


Ton grand fils m’a écrit une 2ème fois
avec une régularité d’horloge ; sa lettre peut se résumer en un “tout va bien“ ;
dans la monotonie de ses vacances, il a eu le plaisir de recevoir d’Alger “500
centimes“ dont il voudrait faire un emploi un peu gourmand : je ne pouvais
qu’autoriser en recommandant de faire durer le plaisir.


Ta lettre du 24 courant m’a bien intéressé ; tes doux souvenirs sont aussi les
miens ; et pour qu’ils ne s’evanouissent pas trop vite, j’irai les rafraîchir samedi
soir ; le Colonel m’a autorisé tout à l’heure, donc, sauf imprévu, j’arriverai vers
9 heures du soir : na,




es-tu contente cette fois ?


J’ai demandé pour le dimanche, afin de passer une autre bonne journée en famille, et
j’espère trouver mon beau-frère guéri de sa grosse toux.


Ainsi que Catherine me l’a recommandé, j’avertis Claudia de mon petit voyage, “à
toute fin utile“ suivant la vieille formule.


En voilà assez pour ce soir ; je vous envoie à tous quantité de chaudes
embrassades.


Jean Déléage



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