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Transcription :


Le 15 Janvier 17


Mon Cher Jean,


Le temps clair m’a sorti de chez moi, c’est une si rare aubaine, qu’il fait bon en
profiter. Hier, dimanche, nous avons pu rester 1h 1/2
dehors. André qui n’aime guère trainer dans les rues en
avait d’avance pris son parti, aussi la promenade ne lui a-t’elle pas trop pesée.
Sais-tu qu’il devient sauvage notre grand lorsque par hazard je rencontre quelqu’un
il se fait de glace. J’essaie de le faire réagir, mais à coup sûr




il est bien loin de l’inlassable patience de mon Minet qui me veut n’importe où avec
toujours la même bonne humeur et comme par ces temps humides et chemins boueux on ne
peut pas entreprendre de longues promenades, il se trouve très len
vaut mieux qu’André puisse trouver ailleurs un bon, sain et agréable
passe-temps, Maurice et moi nous nous entendrons toujours. Jusqu’ici le blondin ne
souffre pas de l’absence de son grand frère le Jeudi ; son meccano lui occupe tous
ses loisirs et puis moi j’y gagne un peu de tranquillité. - Les journaux de ces
jours derniers m’ont douchée, jusqu’à quand




faudra-t-il refouler ses espoirs ? Allons ce n’est peut-être pas le moment de jeter
le manche, cela reviendra bien et en attendant toi tu viendras mon chéri et nous
passerons encore ensemble de bien doux instants.


Reçois les plus tendres caresses de ta petite chérie.


Louise



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