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Transcription :


Le 10 Janvier 1917


Mon Cher Jean,


J’ai liquidé hier la question éventuelle de mon appartement. Je t’avais demandé ton
avis, tu as pense que j’etais mieux en mesure de juger. Et voila comment j’ai
solutionne la chose. J’ai donne une réponse favorable à Madame Décor qui est la
locataire actuelle de Madame Gravière. Il y avait bien l’ennui du petit chien ; tout
bien pensé, il m’a semble qu’il n n’était pas un hôte
génant ; d’un autre côté on m’a affirmé, que Madame Décor




était d’une propreté méticuleuse. Puis son mari est sous lieutenant instructeur
mitrailleur et auxiliaire, il a donc des chances d’être stables. J’ai
preferé m’arrêter à ces gens là que je vois evoluer dans la maison depuis 3 mois et
qui m’ont l’air très convenable car il faut bien reconnaitre qu’à chaque
changement on court toujours le risque de tomber sur des gens désagréables ou pas
convenables ou même pas honnêtes. - Voila les conditions arrêtees hier avec Mme

Décor. Le loyer s’élève de 110 fr
à 125fr
ce qu’elle n’a pas dû trouver exagere à côté des prix inouïs qu’on lui
demandait




ailleurs. Puis je reprends tout mon linge sauf 2 paires de drap. En sois que je ne
perdrais pas aux nouvelles conditions, c’est d’ailleurs ete sot de ma part. Je
me
Pour couper court à la question du piano qui n’aurait pas manquer de
venir sur le tapis car la Mère et la fille sont musiciennes, je me suis réservée de
reprendre mon piano à ta première permission, si le passage dans mon appartement est
possible J’aimerai commencer mon Maurice, j’aurai si bien le temps cet été et ce
serait pour moi une grande distraction. - Donc le logement passera sans




interruption des Lotte aux Décor. Je et ne me serai même pas occuper de
dérangée pour la location.


- J’ai eu l’occasion de voir 2 fois la famille Bruneau pendant les vacances. La
première fois en portant avec Maurice une jolie bonbonnière de bonbons à Mle
Lili Bruneau. Le Jeudi suivant Mme
Bruneau et sa fille me rendaient ma visite en m’offrant la jolie gerbe de
fleurs habituelles. Ce sont des gens bien aimables avec qui j’éprouve du plaisir.
C’est très drôle J’en ai fait des adeptes à l’Œuvre. Ils ne le lisaient pas encore.
- Pour moi c’est le seul journal qui m’interesse vraiment et il m’arrive de n'avo'
estimer ma lecture incomplète lorsqu’il me manque.




- drôle la lettre du 7. La gourmandise du notaire m’a beaucoup amusée.


- J’ai relu l’article indiqué. Evidemment très triste tout cela au fond, mais cela
nous approche peut-être du terme. Au fond on en a assez partout. Les intrigues. La
vie, les exigences reprennent le dessus. - J’ai toujours pensé depuis le premier
bruit de paix, que le premier pas était fait
et je ne varie pas. Sans doute il y
aura des allées et venues de notes mais on arrivera de ce pas à causer.


C’est avec cet espoir que mes journées passent et c’est lui qui m’a fait me
réhabituer à te savoir en tranchees ce qui pourtant m’avait été




dur. Et puis tes lettres y ont puisamment contribuées aussi.


- J’ai lu la carte de France. Il m’avait écrit dernièrement dans le même sens. Crois
tu que tu tenteras quelque chose ?


- J’espère que notre dernier mois est entamé. Que cette pensée de ton retour mettra
donc de douceur dans ces 30 jours d’attente. A tout moment on pourra se dire dans
tant de jours, Ilil
sera là.


En attendant ce grand grand bonheur je t’embrasse bien doucement pour tes Enfants
et pour moi.


Ta petite Louise



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