Affichage détaillé (Des lettres, des liens)


FRAD071_19170104_53J6_0913

Transcription :


Le 4 Janvier 1917


Mon Jean Chéri


Les journées paraissent longues car le courrier n’arrive plus que vers 3 heures et
lorsque j’attends tes chères lettres, j’ai infiniment de peine à me mettre à
l’ouvrage avant d’avoir leur arrivée. Tu sais chéri, je crois que je n’ai
rien à me reprocher pour cette fois, c’est la poste qui est cause du


[surplus]


fin de non-recevoir. Espérons que cela reviendra sans trop tarder sur le tapis.


Je t'aime et t'embrasse tendrement.


Baisers de tes fils.


Louise




retard et puis aussi le manque de parole de M Bedu


- Je n’avais pas de lettre de Père depuis longtemps aussi j’étais vraiment impatiente
d’en recevoir ; il me semblait qu’il devait être souffrant. Mais alors je
me disais-je, Marie écrirait. Je viens de recevoir une longue lettre, je ne m'étais
pas trompée mais le malaise est peu grave un gros rhume comme ce bon Pépé n'en avait
jamais eu. Marie de son côté a beaucoup souffert d'un abcès dentaire. Heureusement
ils sont presque remis l'un et l'autre. Le temps est toujours détestable, toujours
la pluie. Par contre on se




passerait presque de feu, tant la température est douce. Malgré le brouillard André
est allé au foot ball. Ce n'est pas que l'envie lui manquait de s'abstenir car il
reconnait que ce n'est pas très agréable par ce temps humide et ces terrains
détrempés. Mais, une fois que l'on fait partie d'une équipe, il
faut parait il
des raisons sérieuses pour se dispenser. Nous avons reçu
les deux envois de journaux, ils sont les venus, car les veillées étaient un
peu monotones ces temps-ci – Donc un gros merci de tes 3 Amis.




- J'ai liquidé toute ma correspondance du nouvel an, ça n'a pas été trop dur.


- Je crois que l'on est en train de faire une formidable levée d'hommes… A la
trésorerie, il y a depuis peu au moins une demi-douzaine de femmes qui ne sont pas
au courant aussi il faut voir avec quelle lenteur on fait ses opérations. Hier,
j'étais allée toucher mandats et coupures, j'ai passé une heure : le
banque caissier était sur les dents car à côté de lui une employée a
mis un temps énorme pour ne pas arriver à vérifier une certaine
somme, qu'impatienté, lui a eu vérifié en 2 minutes.- Aux
établissements militaires, il en part beaucoup. Et tout cela ne sent pas la fin.
Mais je garde tout de même un espoir solide.- Il me semble à moi que la note des
Alliés n'est pas vraiment une



Aucun commentaire