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Transcription :


Mardi, 14 mars 1916.


Ma Chérie,


J’ai reçu hier ta lettre du jeudi 9 courant, et elle m’a causé un vif plaisir ;
puisque mon cadeau t’a été très agréable, mon but est atteint et me voilà content.
Toutes mes commissions ont été faites : c’est parfait et te voici tranquille.


Au sujet de la démarche auprès de Loisy, j’attendais ta réponse avant de la faire,
tant elle me pèse. Ce matin, je me suis enfin décidé, j’ai écrit le moins platement
possible à Mâcon, et maintenant arrive ce qui pourra ; mais tu sais, si
tu me l’avais tant soit peu déconseillé, je m’abstenais, tant certaines
reconnaissances sont lourdes : tu me comprends parfaitement, et en tires les
conséquences nécessaires.




Hier je n’ai pas eu une minute à te donner, tant ma journée a été remplie. Pourtant
j’ai répondu à la longue et aimable lettre de M. Lucquet que je te transmets ; c’est
décidément un homme infiniment estimable. Ce qu’il dit de Maurice n’est pas pour
nous déplaire : souhaitons qu’il soit bon juge.


Rien de nouveau ici ; le temps se met décidément au beau ; serait-ce enfin le
printemps ? Comme il serait le bienvenu ici !


Je vais décidément rester où je suis jusqu’à la fin de nos 12 jours ; comme tu le
dis, c’est autant de pris. Pendant ce temps, et jusqu’au 2 avril l’autre affaire
peut marcher ; mais je n’attends pas de décision avant le 15 avril.


Mes plus chauds baisers à ma chère petite maisonnée.


Jean



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