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Transcription :


Bourges le 4 Janvier 1916


Mon Chéri,


Je reçois à l’instant ta première petite lettre. Elle comble un peu le grand vide que
m’a laissé ton départ et je sens que je vais reprendre maintenant plus
courageusement mes petites habitudes. J’ai vu avec plaisir que tu avais su
t’arranger pour faire un bon voyage et combien j’apprécie de t’avoir revu en
constatant combien tu as été sur le point de ne pouvoir venir.


Depuis ton départ, à part les deux premiers jours où je n’aurais


[Surplus]

de tous vœux.


Ta Louise




été bonne à rien, je me suis mise à la correspondance j’en ai versé des flots et
j’écris toujours. Je viens de recevoir à l’instant une magnifique gerbe de fleurs de
Madame Pruneau, quelle délicate manière de
nous présenter ses vœux. Je viens de lui écrire aussitôt pour lui exprimer mes
remerciements et pour lui dire combien j’ai été touchée de sa délicate attention en
lui annonçant que j’irai Dimanche leur porter de tes nouvelles.


J’ai payé hier 89,55 à la contre Assurance.
_ Toujours rien de nouveau au sujet de mes locataires.


Les Enfants sont rentrés avec courage en classe Minet est retourné avec plus
d’ardeur




joyeuse qu’André qui sait qu’il entreprend une longue période de travail sérieux.
Après une détente si nécessaire, il a besoin de quelques jours pour se
reprendreremettre
. Il commence à avoir un
peu
la terreur des compositions aussi j’essaie de lui prouver que nous lui
demandons uniquement de consciencieux efforts.


Figure-toi qu’en nettoyant mon alcôve je me suis aperçue qu’une petite souris venait
faire de fréquentes visites au dernier de mes fromages. J’ai d’abord été très
ennuyée redoutant une invasion de ces petites visiteuses et je me suis bien pourvue d’un petit piege,
instrument redoutable qui devait bien vite punir cruellement la petite gourmande
car




Dès la première nuit
le
ressort lr
etombait sur son petit nez rose. Depuis plus rien
d’anormal, elle venait seule depuis déjà de nombreux jours si j’en juge par l’énorme
trou du fromage grignoter et devait s’estimer bien heureuse d’avoir découvert un si
formidable régal car elle était tout petite.


_ Nous nous sommes mis avec intérêt au Jacquet, nous commençons à posséder exactement
la conduite des pions et nous u prenons un grande intérêt, le jeu nous aidera
beaucoup à passer nos veillées.


Hier Madame Villelaud est venue m’offrir
ses vœux et à a apporter apporté une boite de chocolats
aux enfants ce qui m’a plutôt gênée car c’est à moi de me reconnaître envers
eux.


Les Enfants se joignent à moi pour t’embrasser



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