Archives départementales de Saône-et-Loire

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Pionniers de l'aviation

Marius Lacrouze

Marius Lacrouze et Bernard Barny de Romanet, tout deux originaires de Saône-et-Loire, furent d'audacieux pilotes d'aviation, pionniers en leur domaine.

Bref retour sur le parcours de ces deux hommes, victimes de leur passion.

Né en 1891 à Berzé-la-Ville, Marius Lacrouze eut l’occasion de montrer au public son talent d’acrobate lors de meetings aériens avant que n’éclate la guerre.

Dégagé de ses obligations militaires, c’est en tant que pilote d’essai à titre civil que Marius Lacrouze trouve la mort le 28 novembre 1917 aux commandes d’un nouvel avion de chasse de la maison Blériot. Il avait vingt-six ans.

Son corps repose au cimetière de Charnay-lès-Mâcon.

«Il effectue des reconnaissances […] souvent dans des conditions très difficiles. Pilote de chasse, il livre de nombreux combats, au cours desquels il n’échappe à la mort que grâce à son sang-froid et à sa grande maîtrise. […] Lacrouze, tu étais un pilote de première valeur mais tu étais surtout un grand cœur et un homme de devoir. Tu voulais donner à tes anciens camarades de front un appareil meilleur. Nous continuerons l’œuvre que tu as si bien commencée et nous suivrons ta devise : Toujours plus haut, toujours plus vite.» Extraits des paroles prononcées lors de la cérémonie funèbre (Archives départementales de Saône-et-Loire, J 828).

Bernard Barny de Romanet, brillant étudiant né en 1894 à Saint-Maurice-de-Satonnay, devance l’appel en s’engageant dans l’armée dès 1912. Cavalier puis maréchal des logis au début de la guerre, il rejoint les rangs de l’aviation, son rêve, en 1915. De la Somme où il observe à Craonne où il descend son premier avion ennemi, Bernard de Romanet démontre son courage et sa virtuosité. Son palmarès (18 victoires officielles) lui vaut de figurer au tableau des « As » de guerre, de recevoir les honneurs civils et militaires (Croix de guerre et Légion d’honneur). Pilote de compétition après la guerre, il devient à plusieurs reprises recordman de vitesse sur avion (près de 300 km/h) et s’intéresse particulièrement aux premiers modèles d’hélicoptères. C’est lors d’un entraînement qu’il se tue le 23 septembre 1921 âgé de vingt-sept ans.

Son corps repose au cimetière Saint Brice à Mâcon.

«Pilote d’élite, aussi brillant dans l’aviation de poursuite qu’il l’était dans la reconnaissance.» Citation militaire du 23 mai 1917

Principales sources conservées aux Archives départementales de Saône-et-Loire

  • Etats de services militaires
    • Lacrouze : classe 1911, bureau de Mâcon, volume 2, matricule 919 ; 
    • Bernard Barny de Romanet : classe 1914, bureau de Mâcon, volume 1, matricule 4.
  • Imprimés
    • Les « AS » français de la Grande guerre, Service historique de l’Armée de l’Air, 1983, pages 95 à 97 du tome 1, (BH 5269/1).
    •  « Allocution prononcée par le secrétaire de l’Académie de Mâcon aux obsèques de Bernard de Romanet », Annales de l’Académie de Mâcon, pages 593-596, (REV 155/161).
  • Presse
    • Articles : meetings, décès, obsèques, inauguration du rond-point Lacrouze à Charnay-les-Mâcon en 2006…
  • Publication récente  
    • Le siècle des nuages, Philippe FOREST, Gallimard, 2010, pages 52-54.
Cocarde française apparaissant sur les avions

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