Grande collecte 14 - 18

Contributions de particuliers à la mémoire de la Première Guerre mondiale

En novembre 2013, une soixantaine d’institutions patrimoniales, dont les Archives départementales de Saône-et-Loire ont participé à «La Grande Collecte» de documents personnels sur la Première Guerre mondiale, organisée à l’initiative des Archives de France, de la Bibliothèque nationale de France, de la Mission du centenaire et d'Europeana 1914-1918.

Cet appel, lancé au public afin de valoriser les archives privées de cette époque et de partager ce trésor de mémoire, notamment par une mise en ligne des documents prêtés ou donnés, a connu un vif succès. Que tous les participants soient ici vivement remerciés.
C'est le résultat de cette opération qui est présenté dans cette rubrique.

Une sélection de documents de chaque contributeur est également consultable sur les sites www.europeana14-18.eu et www.lagrandecollecte.fr  

Nous vous invitons également à découvrir un autre exemple de partage et de valorisation de la mémoire locale sur la Première Guerre mondiale à travers l'initiative d'une publication et d'une transcription collaborative du carnet de guerre de Jean Marin, soldat de Saône-et-Loire. 
 

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Violet, Emile

Photographies de la période d'E. Violet à Bourges (1915-1918).
Emile Violet est né le 3 avril 1877 à Clessé (Saône-et-Loire). Vigneron, c'est aussi un érudit et un folkloriste célèbre, auteur de nombreux ouvrages sur le mâconnais, les coutumes et traditions locales dans les années 1930. Le contributeur a souhaité transmettre le témoignage singulier, les traces écrites et photographiques de son arrière-grand-père sur la première guerre mondiale et ses travaux de recherches aux Archives départementales de Saône-et-Loire. Du 28 juillet 1914 au 3 août 1919, il se fait chroniqueur et commente les événements locaux et internationaux. Il relate dans un carnet avec un style clair et descriptif sa guerre, ses conditions de vie et de travail. Il décrit avec précisions l’annonce de la mobilisation générale dans le mâconnais. Le départ des mobilisés et la vie à l’arrière dans l’attente de nouvelles du front. De la classe 1897, numéro matricule 74 du bureau de recensement de Mâcon. Le 30 mars 1915, il est convoqué au 37e régiment d'artillerie à Bourges où il doit se rendre le 12 avril. Le 19 avril, il commence son travail à "la Pyro" (appellation familière pour l'École Centrale de Pyrotechnie Militaire). Il débute aux ateliers des explosifs au point 700 mais change plusieurs fois de poste de travail par la suite. Dans son récit apparaissent les dangers inhérents à ce genre de fabrication. Les conditions de travail sont dures, les produits - comme le mercure - toxiques, les explosions fréquentes, arrachant une jambe, crevant un oeil ou causant d'autres graves blessures, voire même tuant un malheureux ouvrier dans un moment d'inattention. Le lait est l'anti-poison universel mais il se révèle peu efficace. Tremblements, vertiges, affections de peaux touchent toutes les personnes exposées. Les conditions d'hébergement d'Émile ne sont pas non plus très confortables. A son arrivée, il loge dans un hangar et dort sur une simple paillasse. Le 7 juillet, il trouve une place sous une tente. Les jours de pluie, l'eau tombe sur son lit. Heureusement, les visites de sa femme, Berthe, et de sa fille Alice sont un dérivatif à sa triste situation et il apprécie beaucoup les séjours à l'hôtel en leur compagnie. Il décide finalement de louer un logement et de les faire venir à Bourges pour l'hiver. Le 15 octobre 1915, ils emménagent. Elles repartent en avril. (Notice sur le séjour à Bourges de Didier Arnold, Archives départementales du Cher). Il est aussi féru de photographie, il a son propre appareil et une chambre noire. Il immortalise ainsi son départ en 1915, les tentes de fortune et les ateliers de Bourges et constitue des albums que son arrière-petit-fils conservent soigneusement. Lors de leur séparation, Emile Violet entretient une correspondance nourrie avec sa femme et sa fille. Berthe l’informe des travaux agricoles en cours à Clessé et à Chazoux, hameau d’Hurigny où ils résident. Alice, quant à elle, transmet ses dictées et explique son quotidien à son « papa yémile » . Emile Violet décède en 1965, Monsieur Roudier a alors 12 ans. Ce dernier ne se souvient pas que son arrière-grand-père lui ait jamais parlé de la guerre. Par contre, il se rappelle qu’il aimait relater contes, histoires et légendes locales.

Violet, Emile

Photographies de la période d'E. Violet à Bourges.
Emile Violet est né le 3 avril 1877 à Clessé (Saône-et-Loire). Vigneron, c'est aussi un érudit et un folkloriste célèbre, auteur de nombreux ouvrages sur le mâconnais, les coutumes et traditions locales dans les années 1930. Le contributeur a souhaité transmettre le témoignage singulier, les traces écrites et photographiques de son arrière-grand-père sur la première guerre mondiale et ses travaux de recherches aux Archives départementales de Saône-et-Loire. Du 28 juillet 1914 au 3 août 1919, il se fait chroniqueur et commente les événements locaux et internationaux. Il relate dans un carnet avec un style clair et descriptif sa guerre, ses conditions de vie et de travail. Il décrit avec précisions l’annonce de la mobilisation générale dans le mâconnais. Le départ des mobilisés et la vie à l’arrière dans l’attente de nouvelles du front. De la classe 1897, numéro matricule 74 du bureau de recensement de Mâcon. Le 30 mars 1915, il est convoqué au 37e régiment d'artillerie à Bourges où il doit se rendre le 12 avril. Le 19 avril, il commence son travail à "la Pyro" (appellation familière pour l'École Centrale de Pyrotechnie Militaire). Il débute aux ateliers des explosifs au point 700 mais change plusieurs fois de poste de travail par la suite. Dans son récit apparaissent les dangers inhérents à ce genre de fabrication. Les conditions de travail sont dures, les produits - comme le mercure - toxiques, les explosions fréquentes, arrachant une jambe, crevant un oeil ou causant d'autres graves blessures, voire même tuant un malheureux ouvrier dans un moment d'inattention. Le lait est l'anti-poison universel mais il se révèle peu efficace. Tremblements, vertiges, affections de peaux touchent toutes les personnes exposées. Les conditions d'hébergement d'Émile ne sont pas non plus très confortables. A son arrivée, il loge dans un hangar et dort sur une simple paillasse. Le 7 juillet, il trouve une place sous une tente. Les jours de pluie, l'eau tombe sur son lit. Heureusement, les visites de sa femme, Berthe, et de sa fille Alice sont un dérivatif à sa triste situation et il apprécie beaucoup les séjours à l'hôtel en leur compagnie. Il décide finalement de louer un logement et de les faire venir à Bourges pour l'hiver. Le 15 octobre 1915, ils emménagent. Elles repartent en avril. (Notice sur le séjour à Bourges de Didier Arnold, Archives départementales du Cher). Il est aussi féru de photographie, il a son propre appareil et une chambre noire. Il immortalise ainsi son départ en 1915, les tentes de fortune et les ateliers de Bourges et constitue des albums que son arrière-petit-fils conservent soigneusement. Lors de leur séparation, Emile Violet entretient une correspondance nourrie avec sa femme et sa fille. Berthe l’informe des travaux agricoles en cours à Clessé et à Chazoux, hameau d’Hurigny où ils résident. Alice, quant à elle, transmet ses dictées et explique son quotidien à son « papa yémile » . Emile Violet décède en 1965, Monsieur Roudier a alors 12 ans. Ce dernier ne se souvient pas que son arrière-grand-père lui ait jamais parlé de la guerre. Par contre, il se rappelle qu’il aimait relater contes, histoires et légendes locales.

Benedicti, François/Benedicti, Marie/Durand, Guillaume

Cartes postales de Guillaume Durand, affecté aux services auxiliaires de l'armée en Orient (mission antipaludique), envoyée en mars 1917 à sa soeur Marie et à son beau-frère François Benedicti, mobilisé dans l'armée italienne.
Marie et François Benedicti, est un couple franco-italien installé à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). Italien de naissance, François Benedicti fut mobilisé en 1914 au sein de l’armée italienne et affecté au 1er régiment d’artillerie de montagne où il reçut le grade de sergent. Les époux Benedicti ont transmis à leurs descendants une collection du journal Le Miroir, une dizaine de cartes postales italiennes que François a envoyées à sa femme entre 1915 et 1919 ainsi que deux cartes postales de Guillaume Durand.


Benedicti, François/Benedicti, Marie/Durand, Guillaume

Récit de Mme Vincent sur Marie et François Benedicti, sa grand-tante paternelle et son époux en secondes noces, couple franco-italien installé à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). Italien de naissance, François Benedicti fut mobilisé en 1914 au sein de l’armée italienne et affecté au 1er régiment d’artillerie de montagne où il reçut le grade de sergent. Les époux Benedicti ont transmis à leurs descendants une collection du journal Le Miroir, une dizaine de cartes postales italiennes que François a envoyées à sa femme entre 1915 et 1919 ainsi que deux cartes postales de Guillaume Durand (frère de Marie et beau-frère de François, matricule 830 de la classe 1898, ayant pour sa part servi en Orient dans les services auxiliaires au sein d’une mission antipaludique).

Joblot, Paul

Photos de Paul Joblot en famille lors d’une permission, avec 3 de ses camarades conscrits de la classe 1905 de Bissey-sous-Cruchaud ; carte du combattant.
Paul Joblot est né le 21 juin 1885 à Bissey-sous-Cruchaud (Saône-et-Loire) dans une famille de vignerons. De la classe 1905, il est recensé à Chalon-sur-Saône sous le matricule 1579. Il est mobilisé en 1915 et affecté à la caserne Duhesme à Mâcon avant d’être classé dans les services auxiliaires comme infirmier. Ses différentes affectations vont le mener de Louhans, Mâcon, Cluny en Saône-et-Loire à Dunkerque dans le Nord puis dans divers lieux de l’Oise et de la Marne.

Joblot, Paul/Joblot, Marie

Histoire de la famille Joblot.
Paul Joblot est né le 21 juin 1885 à Bissey-sous-Cruchaud (Saône-et-Loire) dans une famille de vignerons. De la classe 1905, il est recensé à Chalon-sur-Saône sous le matricule 1579. Il est mobilisé en 1915 et affecté à la caserne Duhesme à Mâcon avant d’être classé dans les services auxiliaires comme infirmier. Ses différentes affectations vont le mener de Louhans, Mâcon, Cluny en Saône-et-Loire à Dunkerque dans le Nord puis dans divers lieux de l’Oise et de la Marne....


Joblot, Paul

Ensemble de cartes postales avec correspondance au verso de la famille Joblot. A signaler page 20/33 une carte illustrée de permissionnaire.
Paul Joblot est né le 21 juin 1885 à Bissey-sous-Cruchaud (Saône-et-Loire) dans une famille de vignerons. De la classe 1905, il est recensé à Chalon-sur-Saône sous le matricule 1579. Il est mobilisé en 1915 et affecté à la caserne Duhesme à Mâcon avant d’être classé dans les services auxiliaires comme infirmier. Ses différentes affectations vont le mener de Louhans, Mâcon, Cluny en Saône-et-Loire à Dunkerque dans le Nord puis dans divers lieux de l’Oise et de la Marne. Tout au long de son périple, il correspond avec sa femme et ses deux enfants « mes trois chéris ». Il leur raconte ce qu’il fait et ses découvertes, notamment le port de Dunkerque : « C’est très intéressant à visiter, paquebots, vaisseaux de guerre, avions, hydravions qui sillonnent en tous sens ». En l'absence du mari, Mme Joblot s'occupe de la petite épicerie et des deux enfants en bas âge. Paul s'inquiète souvent de la charge de travail de sa femme. Mme Moutardier a très bien connu son grand-père "Pépé Paul", père de sa maman née en 1912 et lui doit son deuxième prénom, Paulette. Elle le décrit comme très gentil, attentionné et aimant beaucoup écrire. Le couple Moutardier détient d'ailleurs plus de 400 cartes postales écrites par lui. Les contributeurs ont aussi fait des recherches sur d'autres membres de leur famille dont Paul Constant Moutardier (cf. contribution FRAD071-009) et Antoine Theureau (cf. contribution FRAD071-081).

Dumont, Cécile/Billon, Maria/Lafay, Clotilde/Bernard, Henri/Burthier, Charles/Burdin, Philibert/Lafay, Henri

Héritier de correspondances reçues pendant la Grande Guerre par Cécile Dumont, Maria Billonet Clotilde Lafay, toutes les trois originaires du Brionnais (Saône-et-Loire) et membres de sa famille, Alain Braillon s’est tourné vers les Archives départementales de Saône-et-Loire pour en assurer la valorisation.
La multiplicité des auteurs a contribué à créer un ensemble hétéroclite composé, selon les parcours des uns et des autres, de cartes postales d’ici (Mâcon / front occidental) et d’ailleurs (Bedeau, aujourd’hui Ras el Ma en Algérie) illustrées au verso tantôt de photographies personnelles, tantôt des lieux traversés ou encore de sujets patriotiques et porteuses au recto de contenus plus ou moins habiles selon l’instruction que chacun avait reçu. Hommage sera ainsi rendu à Henri Etienne Philibert Bernard, à Charles Claude Marie Burthier (134e régiment d’infanterie) - respectivement Morts pour la France à 20 et 32 ans, à Philibert Julien Burdin, à Henri Claude Lafay, à Joanny, à René et à B.H., ces derniers n’ayant pu être identifiés plus précisément.

Barbier, Gaston

Gaston Barbier, mâconnais (matricule 866 de la classe 1911), après 3 ans de services militaires, est mobilisé en 1914 en tant que brancardier au 10e régiment d’infanterie. Son parcours dans la Grande Guerre et son regard sur elle, nous sont révélés par le fonds dont est aujourd’hui dépositaire sa famille : ensemble de correspondances, photographies (tranchées, postes de secours, destructions…) et deux carnets de notes rédigées d’août 1914 au 11 novembre 1918.
Dans ses deux carnets, présentés ici, Gaston note, au jour le jour, ses déplacements, les travaux qui lui sont confiés (principalement le transport des blessés et des corps, l’enterrement des morts et la musique militaire mais aussi des corvées de terrassement ou de nettoyage…), les événements marquants de sa guerre qu’ils soient dramatiques (comme les combats dans la Marne, en Champagne et en Picardie, les intoxications au gaz ou encore le décès de son compagnon de guerre Berland, mortellement blessé à deux pas de lui, en août 1918. A ce sujet, Gaston, écrit : « tout espoir est perdu et malgré un effort surhumain, je ne peux retenir mes larmes », dit l’exigence de « refouler larmes et chagrin et [d’]accomplir son devoir » et évoque l’impossibilité d’obtenir, pour ce cher camarade, un cercueil) ou légers et de bonnes surprises (telle une cueillette de fraises ou un bon ragoût de petits pois frais au printemps 1918). Autre détail intéressant à signaler, Gaston s’attache également à dénoncer les aberrations du système (comme la tenue d’une revue de chaussures alors que les soldats ont de la boue jusqu’aux chevilles et aucune graisse à lustrer ou encore l’épisode de janvier 1918 sur lequel, il dit « nous avions bien 2 poêles mais l’administration militaire a oublié de nous donner ce qu’il fallait pour les faire marcher. […] La nuit nous allons scier un ou 2 sapins car la journée il ne fallait pas y compter, un officier aurait pu nous voir et nous coller 15 jours de prison. Il est défendu de scier les arbres mais il n’est pas défendu d’avoir froid »).
Vue 2 : Photographie de Gaston Barbier (à droite) et de son frère Pierre.


Barbier, Gaston

Gaston Barbier, mâconnais (matricule 866 de la classe 1911), après 3 ans de services militaires, est mobilisé en 1914 en tant que brancardier au 10e régiment d’infanterie. Son parcours dans la Grande Guerre et son regard sur elle, nous sont révélés par le fonds dont est aujourd’hui dépositaire sa famille : ensemble de correspondances, photographies (tranchées, postes de secours, destructions…) et deux carnets de notes rédigées d’août 1914 au 11 novembre 1918.
Ensemble des correspondances conservées.

Barbier, Gaston

Gaston Barbier, mâconnais (matricule 866 de la classe 1911), après 3 ans de services militaires, est mobilisé en 1914 en tant que brancardier au 10e régiment d’infanterie. Son parcours dans la Grande Guerre et son regard sur elle, nous sont révélés par le fonds dont est aujourd’hui dépositaire sa famille : ensemble de correspondances, photographies (tranchées, postes de secours, destructions…) et deux carnets de notes rédigées d’août 1914 au 11 novembre 1918.
Ensemble des photographies et cartes postales.

Denizot, Mathieu/Martel, Jules

Mathieu Denizot est né le 20 octobre 1894 à Digoin (Saône-et-Loire). Il exerçait, en 1914, la profession de manœuvre. Matricule 1048 de la classe 1914 (bureau d’Autun), soldat à la 7e compagnie du 109e régiment d’infanterie, Mathieu Denizot a trouvé la mort au combat de Rutoire-Vermelles (Pas-de-Calais) le 5 décembre 1914. Quelques documents le concernant ont été trouvés par sa petite-nièce dans une valise ayant appartenu à sa grand-mère (mère du défunt), notamment : quatre cartes postales rédigées par Mathieu entre septembre et décembre 1914, une citation décernée à titre posthume (26 décembre 1918), une attestation d’attribution posthume de la médaille militaire (février 1921) ainsi que le discours prononcé par Jules Martel - au nom des pères et mères des Morts pour la France, lors de l'inauguration du monument aux morts de Montceau-les-Mines (23 juin 1922). Jules Martel était le second mari de la mère de Mathieu Denizot donc son beau-père


Simon, Jean

Récit d’Isabelle Simon sur Jean Simon, son grand-père. Peu après son service militaire effectué à Nîmes au 38e régiment d’infanterie, Jean Simon, violoniste et pianiste âgé de 23 ans, rejoint en août 1914 les rangs de l’armée au poste de brigadier puis de maréchal des logis. Verdun (où il retournera – en visiteur cette fois, à l’âge de 80 ans), la cote 304 et les Eparges sont au nombre des champs de bataille qu’il a arpenté et défendu. Ses états de services militaires (matricule 459, classe 1911) mettent en exergue sa valeur au combat et font état de plusieurs blessures. Après la guerre, Jean Simon poursuivra sa carrière de musicien-compositeur-chef d’orchestre. Le conservatoire de musique de Carpentras, sa ville natale, porte aujourd’hui son nom ; c'est un bel hommage à cette famille de musiciens, qui a commencé l’art des sons avec la fabrique des sonnailles, dont l'histoire est conservée au musée de Carpentras. Gardant toute sa vie durant un souvenir intact de la guerre, Jean Simon en parlait volontiers autour de lui. Pour mieux connaître son parcours, nous pouvons aujourd’hui consulter son premier carnet de route - rédigé d’août 1914 à août 1916. Au fil des pages, Jean Simon a consigné des informations précises : ses affectations géographiques, ses missions mais aussi des états du matériel engagé sur une opération ou encore, données importantes pour lui qui était attaché à la 1ère batterie du 38e régiment d’artillerie, la portée et le résultat de tirs français ou ennemis.

Delorme, Jean-Marie

Jean-Marie Delorme est l'aîné de trois frères, qui pendant la guerre, écrivent à leur mère, veuve depuis 1905, à leur sœur Marie et correspondent entre eux.
Jean dit Jean-Marie Delorme est né le 13 décembre 1889 à Senozan (Saône-et-Loire), matricule 848, recensé au bureau de Mâcon, il est mobilisé le 3 août 1914 dans la réserve de l’armée active du Régiment d’infanterie de Mâcon, et passe en juin 1915 au 20e Bataillon de Chasseurs. Du 18 septembre au 10 octobre 1914, il relate dans un petit carnet ses déplacements et ses conditions de vie notamment dans les tranchées dans la Meuse près de Lérouville et Marbotte. En septembre 1915, alors dans les tranchées dans le Pas-de-Calais, il meurt lors du combat du 25 dans le bois de Givenchy à Souchez. Dans sa lettre du 24 septembre, il annonce l’attaque du lendemain et exprime toute sa détermination, donnant à ce dernier écrit une dimension particulièrement émouvante. La contributrice a recherché et constaté que son nom était bien inscrit sur l’Anneau de la mémoire du Mémorial International de Notre-Dame-de-Lorette inauguré le 11 novembre 2014.
A signaler, vue 4/77 : photographie de Jean-Marie Delorme posant avec un groupe de camarades du 134e RI ; son portrait a été découpé, pour peut-être, selon la contributrice, l’inclure dans un médaillon .

Delorme, Claudius

Claude dit Claudius Delorme est issu d'une fratrie de trois frères, qui pendant la guerre, écrivent à leur mère, veuve depuis 1905, leur sœur Marie et correspondent entre eux.
Né le 10 octobre 1891 à Laizé (Saône-et-Loire), il est recensé au bureau de Mâcon sous le matricule 1013. Il est mobilisé dans le 3e Bataillon de Chasseurs à pied et passe dans l’artillerie lourde le 1er mai 1917. Il est blessé à plusieurs reprises et reçoit citations et médailles. Dans sa lettre du 3 août 1914 à son frère, il écrit de Saint-Dié (Vosges) : « Je crois qu’ils vont nous mener à l’abattoir» et conclut « Je ne crois pas que les boches auront ma peau ». Claudius reviendra de la guerre et s’installera à Flacé (Saône-et-Loire) où il exercera sa profession de maréchal-ferrand. Il décède en 1957.
A travers ses lettres, M. et Mme Picard ont essayé de reconstituer son parcours et ont en projet de réaliser un pèlerinage sur ces lieux en guise d’hommage.


Delorme, Antoine

Antoine Delorme est issu d'une fratrie de trois frères, qui pendant la guerre, écrivent à leur mère, veuve depuis 1905, leur sœur Marie et correspondent entre eux.
Il est né le 26 octobre 1895 à Laizé (Saône-et-Loire) et est recensé au bureau de Mâcon sous le matricule 1277. A la lecture de ses lettres, la contributrice suppose un caractère de baroudeur. Blessé à plusieurs reprises, il a dû partir aux Dardanelles, car on trouve dans sa correspondance une carte envoyée de Marseille et il écrit souffrir de la malaria. Il est dans un Régiment de zouaves et envoie des lettres et cartes d’Alger et du camp de Boghari. Il meurt au combat le 1er septembre 1918 à Varennes (Oise).

Delorme, Marie Claudine

Lettre de Marie Claudine Delorme à l'un de ses trois fils (Jean-Marie, Claudius ou Antoine Delorme), en date du 26 août 1914.

Picard, Michelle

La contributrice a prêté son cahier de recherches dans lequel elle a résumé les différentes correspondances et noté les résultats de ses études concernant Jean-Marie, Claudius et Antoine Delorme, ses grands-oncles maternels.


Grollier, Henri

Ensemble de dessins croquant des scènes de la vie quotidienne au front réalisés par Henri Grollier.
Vue 1/19 : chapelle de branchages à Marbotte, «Lendemain d’attaque, sous la chapelle de branchages, l’abbé Leblanc bénit les morts descendus de la tranchée, 1er mai 1915, fait de mémoire.»
Vue 2/19 : «Un de nos aéros, poursuivi par les schrapnells lançant une fusée pour désigner l’emplacement d’une batterie boche derrière la colline, 26 mars 1915.»
Henri Grollier est né le 20 avril 1889 à Saint-Cyr-sur-Menthon (Ain), classe 1909, matricule 690 est recensé au bureau de Mâcon. Rappelé le 3 août 1914 à la 8e section de secrétaires d'Etat-Major (Etat-Major de la 30e Brigade d'Infanterie). Passé au 8e Génie (radiotélégraphiste) le 9 mai 1917.

Grollier, Henri

Ensemble de documents, photos, cartes postales, lettres, coupures de journaux d'Henri Grollier.
Henri Grollier est né le 20 avril 1889 à Saint-Cyr-sur-Menthon (Ain), classe 1909, matricule 690 est recensé au bureau de Mâcon. Rappelé le 3 août 1914 à la 8e section de secrétaires d'Etat-Major (Etat-Major de la 30e Brigade d'Infanterie). Passé au 8e Génie (radiotélégraphiste) le 9 mai 1917.

Cordier, Paul

Claude Cordier est né à Saint-Bénigne (Ain), dans une famille d’agriculteurs. Au moment de sa mobilisation le 2 août 1914 au 334e Régiment d’Infanterie de Mâcon, il habite Sennecé-lès-Mâcon (Saône-et-Loire) avec sa femme et sa fille unique, Hélène née en 1912. Claude Cordier sera maire de la commune de Sennecé-lès-Mâcon dans les années 1920 et, à ce titre, sa fille conserve tous les discours réalisés lors des commémorations du 11 novembre. Claude Cordier avait deux frères dont un est mort à Verdun.
Vue 1 : Claude Cordier, maire.
Vue 2 : Claude Cordier avec son père et son frère devant la tombe du frère cadet.
Vues 3-4 : lettre de Claude Cordier envoyée à sa femme Jeanne lors de sa captivité, 10 septembre 1918.


Cordier, Paul

Carnet de notes rédigé par Claude Cordier contenant au jour le jour, du 2 août 1914 au 18 janvier 1919 le récit de sa guerre. Dans ce carnet, il relate son premier mois dans les Vosges, au col de la Schlucht, en casernement à Fraize, et dans le village de Saulcy occupé par les Allemands et où son régiment est fait prisonnier le 29 août 1914. De là, il raconte sa captivité, depuis son transfert dans des trains à bestiaux pour Darmstadt (Hesse) en Allemagne où il restera jusqu’au 25 novembre 1914. Puis il sera emmené au camp de Wetzlar (Main) près de Frankfurt puis de Stendal au nord de Brandenburg. A partir du 8 juillet 1915, il va travailler dans une ferme vers Magdebourg à Farsleben. En septembre 1915, son périple reprend, passant à nouveau à Stendal, puis Munster et Dorsfeld, où les prisonniers sont employés à la mine, il refusera d'ailleurs de descendre et par mesure disciplinaire sera envoyé au camp de Ströhen ou Stroehen-Moor (Hanovre) où il relate qu’il est assigné au défrichement et au nivellement des marais. A partir du 29 mars 1916, il est au village de Garnholt et travaille dans une ferme. Il en partira le 5 janvier 1919 pour toucher le sol français le 18 de ce même mois : date à laquelle il clôt la rédaction de son carnet.

Lorton, Henri

Photographie des conscrits de Chassigny-sous-Dun (Saône-et-Loire) en 1911, parmi lesquels figure Henri Lorton, né en 1891.

Bel, Joseph/Lacot, Antoinette/Bel, Auguste/Bel, Lucien/Bel, Donat/Bel, Michel

Cette photographie de Michel Bel, maréchal des logis, en uniforme avec son cheval est datée du 07/03/1915. Au verso, la mention "Joseph" apposée ultérieurement semble erronée.
D'après le récit de Gilles Lalaque sur sa famille, Joseph Bel est né le 01/11/1858, avec Marie Antoinette Lacot, son épouse, ils se sont installés près de Combrailles dans le Puy-de-Dôme. Le couple a eu quatre fils et une fille Augustine. Deux de leurs quatre fils sont morts pour la France : Auguste (23/09/1889 –07/09/1915 à Séchelles (Oise) et Lucien (08/04/1891 – 26/05/1919 des suites de ses blessures). Le troisième est resté invalide de guerre : Donat (27/09/1892 – 08/03/1950). Le seul « rescapé » fut l’aîné : Michel (30/11/1884 - ?) visible sur plusieurs photographies.


Moine, Jean Claude

Carte postale écrite le 30 septembre 1918 par Jean Claude Moine, soldat du 1er régiment d'artillerie de montagne engagé sur le front oriental et originaire de Sornay (Saône-et-Loire). Au recto, un groupe de blanchisseuses serbes accompagnées d'un homme et d'enfants. Au verso, Jean Claude Moine déclare avoir appris la signature de la paix par la Bulgarie et pense que cela devrait se traduire par une avancées considérable des troupes alliées sur le front oriental.

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