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| Le travail des enfants dans l'industrie au 19ème siècle | ||||
Au début du 19ème siècle, le Royaume-Uni, puis la France, commencent à s’intéresser à la question du travail des enfants, notamment dans les industries. En 1841, une première loi est votée en France, fixant l’âge minimum légal des travailleurs à 8 ans, suivie d’une autre en 1851 limitant la durée du temps de travail des enfants. Ces deux lois ayant peu d'impact, une nouvelle loi sur le travail des mineurs est instaurée le 19 mai 1874, assortie cette fois-ci de mesures répressives. Pour juger de l'application de la nouvelle loi, le Ministère de l'agriculture et du commerce initie en parallèle une enquête nationale portant sur vingt-neuf points (âge, jours, horaires et conditions de travail des enfants...). Une note détaillée sur le travail des enfants dans les houillères et la tuilerie de Montceau-les-Mines est rédigée à cet effet par le directeur des mines de Blanzy le 30 septembre 1874 (M3371, extrait). La compagnie semble respecter les conditions imposées par la nouvelle loi puisqu’elle n’admet pas d’enfants au-dessous de 12 ans, restreint leur travail nocturne et dominical, limite leur journée de travail à 10 heures et leur interdit les travaux pénibles d’extraction du charbon. Ce document atteste toutefois que dès l’âge de 12 ans, un enfant pouvait être amené à effectuer des tâches de transport, de manutention et de triage des matériaux de 6 heures du matin à 6 heures du soir et ce, dans un environnement pollué. D'autres documents sur ce thème sont à découvrir dans l'exposition "La Saône-et-Loire à la conquête des droits", présentée dans nos locaux du 21 juin au 19 septembre 2010. |
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| Le dossier de pupille de la Nation de Lucie Aubrac | |||
Née à Paris le 29 juin 1912, Lucie Aubrac passa la majeure partie de sa jeunesse en Saône-et-Loire d’où ses parents étaient originaires et où elle trouva refuge avec sa mère et sa sœur durant la première guerre mondiale. Son père, Louis Bernard, blessé sur le front alsacien en octobre 1915 les y rejoignit environ 3 ans plus tard, après une longue période de convalescence. Son départ à la guerre et son retour avec une invalidité partielle ne firent qu’accentuer les difficultés financières d’une famille déjà bien modeste. C’est à ce titre que les deux filles Bernard, Lucie et Jeanne, sont adoptées et reconnues pupilles de Le dossier de pupille de Lucie Bernard est conservé aux Archives départementales sous la cote 7410W, dossier n° 11901, et nous éclaire sur une partie de son parcours. Ce document, fait au nom de leur fille Lucie, âgée alors de 11 ans, nous donne des indications sur les revenus de la famille Bernard à cette époque et sur la subvention demandée (60 francs par an).
Dans ce formulaire de l’Office départemental des Pupilles de
Trois ans plus tard, en 1928, un relevé trimestriel du Cours complémentaire de filles de Montceau-les-Mines, nous renseigne sur les résultats scolaires de Lucie Bernard. On constate que c’est une bonne élève dans l’ensemble, se trouvant dans les trois premières places pour la plupart des matières enseignées, à l’exception des mathématiques et de l’orthographe. Son travail est jugé comme « satisfaisant » et sa conduite plutôt « bonne ».
A la fin de cette même année, différentes pièces, dont un courrier écrit de la main de Louis Bernard, nous apprennent que la famille a quitté Ce dossier de pupille a constitué une source inédite pour Laurent Douzou, historien, qui vient de faire paraître une biographie de Lucie Aubrac aux Editions Perrin. |
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| Partition médiévale | ||||||||
A quoi ressemblait une partition au Moyen Age, époque où est né le premier système de transcription musicale ? Réponse en image avec une page manuscrite (datation probable : XVème siècle), sur parchemin, probablement extraite d’un antiphonaire (livre de chants religieux). On retrouve ici, des éléments caractéristiques d’une partition médiévale :
une ornementation typique :
la présence d’éléments liturgiques :
On remarquera que le document, malgré une mise à plat, porte encore les marques de son réemploi, pendant plusieurs siècles, comme simple couverture de registre. |
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